"Qu’est-ce que le regard ? Le regard bien sûr peut être vision mais il peut être aussi audition, senteur, saveur, tactilité, esprit et inconscient. Quand nous touchons, quand nous sentons, quand nous voyons, est-ce nous qui touchons, sentons, voyons ou est-ce la chose qui nous touche, nous sent ou nous voit ?"
"Le regard relève du temps qui d’une manière certaine est cannibale et en toute façon transformatif. Un regard ne se voit pas, pas plus que le temps ne peut se mesurer lui-même."
"Regarder quoi ? que rien ne perdure, ni bonheur ni malheur, que c’est un Autre qui regarde pour nous et qui n’existe pas, que le vide est la seule puissance capable de se nier elle-même pour se surpasser ? À ce moment, fait remarquer Claudel dans « Le Partage de midi » : « Il ne faut pas comprendre, il faut perdre connaissance »."
Passages empreintés à l'essai "Narcisse et Arsenics, méditation botanique" de Guy Massat, psychanalyste.